*pour info, le goon, c’est la piquette australienne
Aïe aïe aïe, ça fait bien longtemps que je n’ai pas donné de nouvelles sur le blog mais il faut dire que les 4 dernières semaines se sont écoulées à la vitesse de l’éclair…
Après avoir baroudé un mois dans le centre et l’ouest de l’Australie, nous nous sommes arrêtés deux semaines à Cairns, dans le nord-est du pays. C’est une région où les mots ‘mangrove’ et ‘forêt tropicale’ (rainforest) prennent tout leur sens, où la mer et la jungle se rencontrent. Cette flore exubérante, d’un vert vif, est impressionnante, hostile, dévorante. La main de l’homme parvient à peine à tracer quelques routes de bitume et chemins de randonnée, qui disparaitraient en quelques semaines s’ils n’étaient pas entretenus. Pour rester fidèle à sa réputation (RAINforest), nous avons eu quelques jours de pluie/brume/bruine qui ne nous ont pas empêchés de rencontrer un iguane d’1m20 de long, de nourrir des kangourous ou d’observer un opossum se faire attaquer par un oiseau lors d’une rando.
Deux animaux particulièrement rares nous ont suivis pendant deux semaines, parcourant toute la côte Est à nos côtés : le Gwenus et le Yannickus, bien connus pour leurs propriétés hilarantes. Un soir, nous sommes au camping et un australien bien éméché et très lourdingue vient nous déranger au milieu d’une partie endiablée de belote. Nous essayons de lui faire comprendre que ce n’est pas le moment mais il persiste. Yannick lui dit alors : « OK tu peux rester mais si tu dis un mot, c’est une claque, OK ? » (pour les fans de ‘How I met your mother’, ça devrait vous rappeler quelque chose !) L’Australien ne moufte pas et passe un quart d’heure à sautiller autour de la table, d’un joueur à l’autre, sans dire un mot, tout en sirotant sa bière. Nous, on se retenait pour ne pas éclater de rire !!
Mais les plus beaux animaux que nous avons vus (désolée, Gwen et Yannick), ce sont ceux qui vivent dans la grande bleue. Nous avons plongé deux fois sur la Grande Barrière de corail et c’est une véritable merveille que d’évoluer au milieu des coraux multicolores, d’observer le mouvement sensuel des anémones, les bancs de poissons curieux, qui s’échappent en un éclair argenté. Il faut dire que nous étions dans un cadre de rêve : trois jours de croisière sur un voilier en bois, une quinzaine de personnes, de la bonne bouffe, un jacuzzi sur le pont. En guest stars, des dauphins nous ont accompagnés sur un bout de chemin, prenant plaisir à faire des cabrioles devant nous. On a aussi aperçu une tortue ‘à la cool’, qui avait visiblement mangé un peu trop de méduses (car oui, elles sont shootées à la méduse !)
Enfin, last but not least, Julien s’est découvert une nouvelle passion : les koalas. A mon avis, le fait qu’ils dorment 22h par jour joue un rôle dans son amour immodéré pour cette espèce… Il a donc vécu l’extase une première fois en serrant tendrement une femelle koala dans ses bras (dans un parc animalier) et une deuxième fois en les observant dans leur milieu naturel, à Magnetic Island, lors d’une rando. J’ai bien cru qu’il allait s’installer lui aussi sur un eucalyptus et ne plus en bouger !
Oh, et puis pour ceux qui se demandent comment je survis sans brie ni camembert, on s’est fait une assiette de fromage gargantuesque dans les plateaux d’Atherton. C’est pas la France mais ça console.